Notre France : un paradis perdu ?

Je suis née à la fin des années 60, l’époque des twists dans les caves parisiennes, de Sheila et de Ringo, de Claude François et de Johnny. Les téléviseurs en noir et blanc offraient trois chaines, pas plus, et « Les dossiers de l’écran » diffusés sur l’ O.R.T.F, suffisaient à rassembler la famille autour du petit écran.

Les années 70 virent l’avènement des Yéyés, tous de marguerites vêtus, déambulant dans des coccinelles ou des combis pendant que les notables apprivoisaient la mythique DS et les ouvriers la 4L ou la 2 chevaux. Durant l’été 76 nous nous prélassions à l’ombre des mimosas près de la maison, lorsque nous écoutions Boney M ou Afric Simone et son fameux « Ramaya ». Tous les 14 juillet, nous étions le nez devant le défilé national pour terminer au petit bal « Flonflon » au son de l’accordéon, éclairé par des guirlandes de toutes les couleurs.

Tout commence à changer dans les années 80. La rigueur s’empare du pays et le chômage augmente. Nous continuons à entretenir notre insouciance dans les boites de nuit « Disco », sur les airs d’Image, KimWilde, Pretenders ou Indochine. Nous pleurons la mort de Coluche et de Balavoine qui emportent avec eux nos dernières véritables parcelles de légèreté et de liesses populaires. Le mur de Berlin tombe autorisant enfin des familles allemandes à se retrouver.

Les temps changent encore dans les années 90. La guerre du Golfe tout comme les guerres de Yougoslavie ou le génocide au Rwanda envahissent aussi nos vies, à grand renfort de directs à la télévision. Le paludisme tue jusqu’à 2,7 millions de personnes et Internet commence à entrer dans toutes les maisons. Freddie Mercury s’en va et la « rave party » se popularise avec la techno, la house et la trance. Lech Walesa, président-fondateur du syndicat Solidarnosc, est élu Président de la République de Pologne et devient prix Nobel de la paix. Un électricien, pensez donc !

Puis, nous passons l’an 2000. Cette fameuse année où certains, sûrs d’une fin du monde, se retrouvaient au pic de Bugarach, refuge présumé pour des privilégiés qui embarqueraient dans des vaisseaux venus « sauver » des terriens. Ce n’était pas la fin du monde, mais bien la fin d’UN monde.

Les attentats du 11 septembre 2001 ont sonné la fin des vies paisibles et tranquilles. L’Europe et l’Euro ont fini de nous assécher financièrement, et le marché commun n’existe plus. Ne subsistent que des traités, ignorants les peuples et des accords mal dégrossis, étrangers aux véritables essences des nations. La France perd sa souveraineté et l’islamisme progresse.

Demain, ne restera-t’il qu’une chandelle ? Qu’une petite lueur de France ? Nous laisserons-nous piétiner, agresser, tuer par ceux que nous avons à tout prix aidés et voulu sauver alors qu’ils nous détestent ? Accepterons-nous encore longtemps les restrictions insensées ? Aujourd’hui est le moment de décider. Pour ma part, nul ne me coupera jamais de mon amour inconditionnel pour la France. Il ne tient qu’à nous de l’aimer, de la porter, de la défendre, de ne jamais la laisser tomber, au prix si nécessaire, de nos vies. C’est là tout le sens de mon engagement. Et vous ?

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