Auteur Francis Raeirov Chroniqueur à Radio Courtoisie

Michel Strogoff est un roman d’aventures écrit par le romancier français Jules Verne (1828-1905) et publié en 1876. L’auteur bien connu pour la science-fiction plonge le lecteur dans la Russie Tsariste. Le roman, qui s’inscrit dans la lignée des « Voyages extraordinaires » récompensés par l’Académie Française quatre ans plus tôt, a été spécialement rédigé à l’occasion de la visite du tsar à Paris, et a d’ailleurs reçu l’approbation de la Russie avant sa parution. Les aventures du héros, le courageux Michel Strogoff, nous entrainent à travers la Sibérie.

Au début de ce roman rien ne nous laisse présager les épreuves à venir. L’histoire débute à Moscou, dans les salons du palais du Tsar, en plein mois de juillet, alors que se déroule une fête splendide. Rares sont ceux qui perçoivent l’inquiétude de leur illustre hôte.  Le monarque russe n’a pas le cœur aux festivités : l’Asie centrale, au sud- est de son empire, est soulevée par la révolte. Les Tartares et Ouzbeks musulmans, sous la conduite du terrible Féofar-Khan, ont embrasé la plaine orientale de la Sibérie, et leurs cavaliers répandent la destruction dans tout le pays. De plus, les rebelles reçoivent l’aide d’un traître russe, un ancien officier du nom d’Ivan Ogareff.

Les Tartares ont coupé le fil télégraphique qui relie la capitale à l’immense province de l’Est, et le Tsar est dans l’impossibilité de joindre son frère, le grand-duc, bloqué dans la ville d’Irkoutsk, à cinq mille deux cents verstes – soient cinq mille cinq cents kilomètres – de la capitale russe. Un seul moyen pour le joindre et lui transmettre ses ordres : un courrier. Celui-ci doit être un homme sûr, d’une indéfectible loyauté, d’une endurance peu commune et d’un courage inébranlable. Cet homme, ce sera un officier du corps des courriers du Tsar : Michel Strogoff.

Au fier caractère du héros, tissu de bravoure, de patriotisme et de loyauté, on ajoutera sa belle constitution. Michel Strogoff est l’incarnation de l’ « Ame russe ».

En ponctuant le périple de Michel Strogoff de dates mais sans en mentionner l’année, Jules Verne souligne la dimension fictionnelle de son roman. Toutefois, l’empire russe qu’il décrit à travers la Sibérie, loin d’être une simple extrapolation, s’inspire de la réalité. Par ailleurs, il convient de souligner que malgré cette impression de force tranquille dégagée par le gigantesque Empire russe celui-ci montre sa vulnérabilité de part sa nature géographique. La nature reste un des obstacles du héros tout au long du roman.

Cet ouvrage brille par une absence manifeste d’occurrences fantastiques ou de sciences fictions pourtant si propres à l’œuvre plutôt conséquente de Jules Verne. La seule fiction est la horde tartare qui bat très facilement les forces russes. A la même époque il convient de rappeler que l’armée russe soumettait l’Asie centrale musulmane avec une facilité assez déconcertante.  La brutalité de l’armée russe y était d’ailleurs encouragée.

Un mot pour conclure, si ce roman a fait l’objet de nombreuses adaptions cinématographiques et télévisé, rien ne vaut le texte intégral. Celui-nous plonge dans l’univers palpitant de ce roman d’aventure.

 

 

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